jeudi 25 mars 2021

C’est le printemps dans ton slip

 « C’est le printemps dans ton ... »


Je dois le dire, j’apprécie qu’on me complimente pour mes posts. Ça arrive plus souvent qu’un compliment pour ma coupe de cheveux, c’est vrai. 


J’ai remarqué que vous vous rangez en deux publics assez distincts. Il y a « les poétiques » qui apprécient quand je parle de fleurs, de rivages et de nuages, et qui commentent mes quelques lignes par un « c’est beau » ou un gros cœur rouge. Sans sexisme aucun ce public est du genre majoritairement féminin. 


Et puis il y a aussi les coquins et les coquines, qui apprécient mes posts plus grivois, plus libertins, plus relâchés dirons-nous. Des mâles disons le, mais pas que, en constituent la majorité. 


Aujourd’hui j’aimerais satisfaire l’intégralité de mon public de lecteurs et lectrices et choisir la voie du rassemblement.


J’ai décidé d’intituler ce post « c’est le printemps dans ton slip ». Il t’es dédié. Oui à toi. Non ne cherche pas tu es seul devant ton écran et donc ce post est bel et bien pour toi. 


Toi qui ce matin t’es levé sur une drôle d’idée. Qui a regardé par la fenêtre et à ressenti une étrange démangeaison. La germination de printemps l’accompagne habituellement. Les bourgeons décoraient les arbres de ton jardin, des fleurs tentaient de s’extraire de leurs prisons végétales très lentement... c’était rose et c’était vivant. Si poétique.


Et puis après les fleurs voilà que Tu regardes d’un air gourmand ton conjoint/ta conjointe étendu(e) à tes côtés dans le lit conjugal. Soyons honnête : cela ne t’arrive quasiment jamais, mais aujourd’hui tu l’as zyeute d’un œil doux. 


Nulle monogamie exacerbée dans ton regard car voilà que Tu observes aussi la voisine dans le jardin mitoyen et que tu génères cette pensée parasite soudaine : transformé en faune poilu et turgescent tu décides avec elle de t’abandonner à même la pelouse dans un ébat que le voisinage réprouvera nécessairement.


Tu ne t’arrêtes pas là : Tu reluques même le chat qui fait des extensions sur le dos et se cabre devant toi ... cela en est presque attirant. Après tout tu es un faune et le faune est peu regardant avec les autres animaux à poils...


avant que de te dire que non, c’est le chat et on ne peut faire ça avec ce chat là ni avec d’autres chats d’ailleurs.


Bien sûr ayant censuré ces pensées interdites voire obscènes tu vas sûrement finir ta journée devant Arte... 

On a les expiations qu’on peut. 

Pas nécessairement devant  le film consacré aux 150 ans de la Commune de Paris mais davantage  face au documentaire consacré à Rita Hayworth « la déesse de l’amour ». Ses jambes sa bouche et cette carnation de rousse flamboyante...


Le chat est sur tes genoux à se trémousser de plus belle quand une pensée illumine enfin cette fin de journée :


« Si c’est à ce point là le printemps dans ton slip c’est que c’est juste le jour du printemps. Voilà »


Et c’est ainsi que le public poétique et le public plus relâché du string applaudit de concert à ce post printanier. CQFD.


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