mardi 12 janvier 2021

Thalasso Thalassa.

 Georges Pernoud est mort. Certes, il nous restera toujours le Pernod pour écluser notre peine.  En revanche Jean-Pierre Pernod est vivant et ça c'est dégueulasse. La mort est une ogresse qui a bon gout et n'engloutit que les hommes de goût. Et rejette les sardines avariées. 

Georges Pernoud, cet homme était un monument des mers, un phare. Présentateur de Thalassa c'est  l'équivalent de Poséidon de la télévision...Cet homme régnait sur les  mers et les océans et commandait à votre week-end en occupant fermement la soirée du vendredi. Toujours la même coupe de cheveux pendant trente ans. Le même équipage. Un vrai totem marin.

A dire vrai, je vais être honnête, je n'ai quasiment jamais regardé Thalassa. Mais j'avais souvent l'émission en fond sonore et visuel. Comme un aquarium. Une garantie de détente et de bien être. Mieux qu'un gros pétard. Voir le Pernoud du vendredi c'est un soulagement comme celui de savoir son oncle Gaspard, celui qu'on aime bien, solde et généreux, bel et bien vivant.

Pernoud c'était un dealer de calme. Sa blanche à lui c'était l'écume de la vague flirtant avec le voile moutonneux du nuage se reflétant dans le miroir des flots.

Si tu as compris la phrase qui précède tu es toi même drogué ou un fidèle de l'émission. 

Autrement dit : Thalassa notre Thalasso




9 commentaires:

  1. Et sinon vous vous êtes bien remis de vos coups de casque diversitaires ?
    Evitez autant que possible Molenbeek et Matonge.
    Vos convictions n'y résisteraient pas.
    La place Sainte Catherine vous assurera une bonne convalescence (si toutefois vous en êtes encore là) et un endroit de choix pour mediter sur ce qu'était notre Europe.

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    1. Je vais aussi bien qu’on peut l’être quand on a pris deux coups de casque violents et qu’on s’est retrouvé dans le coma puis en arrêt de travail pendant 3 mois... :)
      La géographie de la violence est parfois surprenante puisque je me suis fait agresser en plein cœur du 5eme arrondissement. La place sainte catherine est par ailleurs un très bel endroit en effet.

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  2. Sinon merci bien sûr à Georges Pernoud, que j'admirais et écoutais avec le son.
    Delphine Ernotte a massacré le service public, intelligent et instructif, pour lequel nous continuions à payer à fonds perdus.

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  3. Bon vent Mr Pernoud mais cette fois vers quel horizon?

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  4. Magnifique ton billet.

    Le début me fait penser à une chronique de Desproges sur Inter qui commençait comme ça (en gros) :
    "Premier coup dur de la journée : Daniel Balavoine est mort.
    Deuxième coup dur : Chantal Goya est toujours vivante".

    Sinon, oui, J’ai parfaitement compris la phrase de la fin alors que je n’ai jamais regardé Thalassa.

    J’en déduis donc que je suis droguée.

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    1. Eh bien, pour être franc, si j'avais été contraint par la force de me taper une heure de Balavoine ou une heure de la Goya, je crois que, la mort dans l'âme, j'aurais tout de même choisi la seconde : je n'ai connu pas beaucoup de chanteurs plus pénibles que Balavoine – à part, évidemment, Claude François, qui reste hors concours.

      Sinon, jamais vu ni entendu ce Pernoud. Moi, dans ma jeunesse, je fréquentais plutôt sa tante Régine…

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    2. @elodie : mon père me demande de censurer la phrase sur Jean-Pierre Pernaut qu’il trouve violente... j’ai beau lui expliquer que je ne souhaite la mort de personne...

      @didier vous allez devoir nous livrer des anecdotes sur Regine

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    3. Ah, mais non, il y a maldonne : je ne la fréquentais que par livres interposés !

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